Centre Médico Chirurgical du Sport (CMCS) | Secrétariat médical : 01 55 25 01 78

Chirurgie Orthopédique et du Sport
Épaule - Hanche - Genou

Fiches d'information médicale et chirurgicale du Docteur Elio Disegni, chirurgien au Centre Médico Chirurgical du Sport (CMCS). Prise en charge experte de l'épaule, du genou et de la hanche à Bry-sur-Marne, Champigny-sur-Marne et Pontault-Combault.

Docteur Elio Disegni chirurgien orthopedique epaule hanche genou au CMCS

Fiches Cliniques des Pathologies Articulaires

Retrouvez les fiches explicatives détaillées pour l'ensemble des interventions de l'épaule, de la hanche et du genou, intégrant les données scientifiques modernes.

Articulations de l'Épaule

Butée d’épaule osseuse

Intervention chirurgicale de stabilisation par transfert osseux du coracoïde pour traiter l'instabilité récidivante.

Quand parle-t-on d’épaule instable ?

L’épaule forme l’articulation entre l’omoplate et l’humérus. La tête de l’humérus s’emboîte dans une cavité appelée la glène, recouverte de cartilage pour faciliter le glissement. Malgré la grande liberté de mouvement offerte par cette articulation, sa stabilité repose sur plusieurs structures : la capsule articulaire qui enveloppe l’articulation, les ligaments reliés entre humérus et glène, et un bourrelet appelé labrum qui renforce le pourtour de la glène.

Lors d’un traumatisme — comme par exemple une chute ou un choc violent — l’épaule peut se déboîter. Ce déplacement étire ou rompt les structures stabilisatrices : la tête humérale devient alors moins bien maintenue. Par la suite, l’articulation risque de se déboîter à nouveau lors de certaines activités sportives ou dans la vie courante. Ce phénomène est désigné sous le nom d’épaule instable, fréquemment ressenti par des épisodes de douleur et de crainte (appréhension) à certains mouvements.

Pourquoi envisager une stabilisation par butée osseuse ?

Chaque épisode de déboîtement aggrave la dégradation des tissus soutenant l’articulation, et peut également abîmer le cartilage. Si rien n’est fait, l’évolution naturelle va vers une récidive de plus en plus fréquente des luxations, une perte de confiance dans le bras, et une usure précoce de l’articulation. L’objectif de la chirurgie est donc de stopper ce cercle vicieux en empêchant les nouvelles luxations, de redonner la possibilité de pratiquer toutes les activités, et de préserver la qualité de l’articulation à long terme.

La technique de la butée osseuse consiste à prélever un fragment d’os (coracoïde) et à l’attacher en avant de la glène. Cette butée sert de barrière mécanique empêchant la tête de l’humérus de se déboîter. Le choix se fait selon la gravité des lésions et le profil du patient. Elle est particulièrement indiquée en cas de lésions osseuses importantes ou chez des sportifs à risque. L’intervention dure environ une heure, en chirurgie ambulatoire, et se déroule sous anesthésie générale ou loco-régionale.

Suites opératoires et résultats

Le bras est immobilisé dans une attelle pendant quelques jours. Dès la semaine suivante, la rééducation débute afin de retrouver progressivement la souplesse, la coordination et la force. La reprise du volant est autorisée à partir du deuxième mois, et le retour au travail intervient vers le deuxième ou troisième mois selon le métier. Tous les sports sont accessibles à partir du troisième mois. La butée osseuse permet de retrouver une épaule stable dans 95% des cas.

Risques spécifiques

Raideur si la rééducation n’est pas active, douleurs inflammatoires ou algodystrophie, infection rare, hématome post-opératoire pouvant parfois nécessiter une évacuation, ou trouble de consolidation du fragment osseux.

Réparation de Bankart sous arthroscopie

Réfixation mini-invasive sous contrôle vidéo de la capsule articulaire et du labrum glénoïdien.

Principe de la technique de Bankart arthroscopique

Réalisée sans ouverture large de l’épaule, cette technique utilise plusieurs petites incisions de quelques millimètres pour y introduire une caméra et les instruments chirurgicaux miniaturisés. Après repérage précis des lésions ligamentaires, le chirurgien refixe la capsule articulaire et le labrum sur l'os de la glène grâce à des ancres biologiques et des fils de suture haute résistance, restaurant ainsi les structures anatomiques d’origine. L’arthroscopie Bankart est privilégiée pour son aspect peu invasif et son respect absolu de l’anatomie initiale.

Suites opératoires et rééducation

Après l’intervention, le bras est immobilisé dans une attelle de protection pendant quelques jours. Dès la semaine suivante, la rééducation spécialisée débute afin de retrouver progressivement la souplesse, la coordination et la force de l’épaule opérée. La reprise de la conduite automobile est généralement autorisée à partir du deuxième mois, et le retour au travail intervient vers le deuxième ou troisième mois selon la profession. Concernant les activités sportives, il convient d'attendre un délai strict de six mois avant toute sollicitation sportive intense, notamment pour les sports de lancer ou à engagement important de l’épaule.

Résultats attendus et risques spécifiques

La diminution de la douleur et la disparition des sensations d'appréhension sont rapides. La technique de Bankart sous arthroscopie permet de retrouver une articulation stable dans 90% des cas. Les risques spécifiques sont la raideur en cas de rééducation insuffisante, l'algodystrophie post-opératoire, ou une infection exceptionnelle. La vigilance reste de mise face aux disciplines sportives sollicitant l’épaule en force.

Réparation de la coiffe des rotateurs sous arthroscopie

Suture chirurgicale des tendons de l'épaule rompus sous contrôle vidéo pour restaurer la force d'élévation.

La coiffe des rotateurs : rôle et fonctionnement

L’épaule est constituée de l’articulation entre l’omoplate et l’humérus. Au sommet de l’humérus, plusieurs tendons s’insèrent pour former ce qu’on appelle la coiffe des rotateurs. Ces tendons relient les muscles à l’os et assurent les mouvements de rotation et d’élévation du bras. L’acromion, une excroissance de l’omoplate, forme une sorte de toit au-dessus de l’articulation : lorsque vous levez le bras, les tendons se rapprochent de cette structure osseuse, ce qui peut provoquer des frottements, surtout si un bec osseux est présent.

Rupture de la coiffe des rotateurs : mécanisme et symptômes

À force de contacts répétés avec l’acromion ou lors d'un traumatisme, l’un ou plusieurs des tendons peuvent finir par se rompre. Ce type de rupture entraînent rapidement des douleurs, une perte de force et une limitation de la capacité à lever le bras. La mobilité de l’épaule est alors compromise au quotidien. Sans intervention, une rupture tendineuse évolue en s’aggravant : la lésion s’élargit, rendant toute future réparation plus complexe. La chirurgie vise à soulager la douleur, à restaurer la mobilité et à prévenir toute détérioration supplémentaire.

La réparation sous arthroscopie

Pour réparer la coiffe, on réinsère le tendon rompu à son emplacement sur la tête de l’humérus. Cette intervention se déroule sous arthroscopie : l’articulation n’est pas ouverte, mais explorée grâce à une mini-caméra insérée par plusieurs incisions d’environ 5mm. L’intervention comporte le nettoyage de l’articulation, la préparation de l’os, la pose d’ancres pour fixer les fils de suture, puis le rattachement du tendon à l’os. En parallèle, une acromioplastie (suppression de la saillie osseuse) est réalisée pour éviter les frottements. C’est une chirurgie d’environ une heure, réalisée en ambulatoire sous anesthésie générale ou loco-régionale.

Récupération et complications possibles

Après l’opération, l’épaule est protégée par une attelle immobilisant le bras durant 1 mois. Pendant les deux premières semaines, de simples mouvements pendulaires passifs sont réalisés. Ensuite, de la troisième à la sixième semaine, la rééducation passive devient mais intensive avec le kinésithérapeute. La reprise du volant intervient au bout de trois mois ; la reprise du travail dépend du métier et se situe entre trois et six mois. Les risques incluent la raideur articulaire, l’algodystrophie, l’infection rare, ou la non-cicatrisation du tendon. Le taux de cicatrisation est de 60 à 80%, mais la disparition des douleurs est constatée dans plus de 90% des cas.

Prothèse totale d’épaule

Remplacement articulaire complet par implant anatomique ou inversé pour traiter l'omarthrose.

Comprendre l’arthrose de l’épaule

L’articulation de l’épaule unit l’omoplate à l’humérus : la tête de l’humérus pivote dans la glène, le tout recouvert de cartilage qui facilite le mouvement. L’arthrose apparaît lorsque ce cartilage s’use : cela entraîne des transformations osseuses, des douleurs, une perte de mobilité et des difficultés à utiliser normalement le bras. L’usure du cartilage étant irréversible, l’arthrose s’aggrave naturellement. Lorsque les médicaments n’apportent plus un soulagement suffisant, on envisage la chirurgie pour réduire la douleur et restaurer la fonction.

La prothèse totale d’épaule : anatomique ou inversée

La mise en place d’une prothèse implique le retrait des parties usées de l’os et du cartilage, remplacées par des pièces artificielles. L’opération se fait par une courte incision sur le devant de l’épaule. Deux grands types existent :

  • La prothèse anatomique : la glène creuse est insérée dans l’omoplate et la tige avec la boule au niveau de l’humérus ; elle nécessite que les tendons de la coiffe autour de l’épaule soient intacts.
  • La prothèse inversée : utilisée lorsque les tendons de la coiffe sont rompus. Dans ce cas, la boule est placée sur l’omoplate et la partie creuse sur l’humérus, permettant au muscle deltoïde d’assurer l'élévation du bras.

L’intervention dure en moyenne 1h30 et s'organise en ambulatoire ou avec 1 à 2 jours d’hospitalisation, sous anesthésie générale combinée à une anesthésie loco-régionale.

Étapes de la récupération et risques

Dès le lendemain, la mobilisation débute avec le kinésithérapeute, l’attelle étant abandonnée progressivement. La reprise du volant devient possible à partir du 2ᵉ mois, le retour au travail vers le 3ᵉ mois, et la reprise du sport doux entre le 2ᵉ et le 4ᵉ mois. Les risques incluent la raideur, l’hématome, l’infection de la prothèse (rare, moins de 1%), une atteinte nerveuse accidentelle, une phlébite ou une luxation de l'implant. On récupère 80 à 90% de la fonction avec une prothèse standard et 60 à 70% avec une inversée, pour une durée de vie de 15 à 20 ans.

Disjonction acromio-claviculaire

Prise en charge chirurgicale de l'arthropathie acromio-claviculaire et des luxations de la clavicule.

Qu’est-ce que l’arthropathie acromio-claviculaire ?

L’arthropathie acromio-claviculaire représente l’usure ou la dégradation cartilagineuse de l’articulation qui relie l’acromion (partie de l’omoplate) et la clavicule. Lorsque la perte de cartilage met les deux os en contact direct, cela cause des douleurs locales intenses qui rendent difficiles des gestes simples comme s’habiller ou lever le bras. Ce phénomène peut résulter du vieillissement, de traumatismes sportifs ou de mouvements répétitifs. Si les traitements médicaux (repos, infiltrations de corticoïdes) échouent, la chirurgie s’impose pour soulager l’épaule.

En quoi consiste la résection acromio-claviculaire ?

L’opération consiste à retirer ou à lisser les parties usées de la clavicule et de l’acromion afin d’éliminer tout frottement douloureux. Souvent réalisée sous arthroscopie au moyen d'une mini-camera introduite par de courtes incisions, cette chirurgie permet un geste précis et limité, retirant généralement 5 à 10mm d'os selon l'atteinte. Après le geste, la phase de cicatrisation débute, visant à faire disparaître progressivement la symptomatologie douloureuse en supprimant le conflit mécanique.

Suites post-opératoires, rééducation et risques

L’épaule est temporairement immobilisée par une attelle pour protéger la zone opérée. La rééducation est planifiée progressivement entre exercices encadrés et auto-rééducation pour restaurer la mobility et renforcer la musculature. Un retour progressif aux activités est conseillé à partir du 2ᵉ ou 3ᵉ mois, le port de charges lourdes étant à éviter initialement. Les risques sont peu fréquents : formation d’un hématome, retard de cicatrisation, infection rare, réaction inflammatoire de type algodystrophie ou raideur. Dans la grande majorité des cas, l'opération permet de supprimer ou de réduire fortement les douleurs.

Articulations de la Hanche

Prothèse totale de hanche

Arthroplastie de hanche par voie d'abord mini-invasive antérieure pour le traitement de la coxarthrose.

Comprendre l’arthrose de la hanche

La hanche est l’articulation qui unit le bassin au fémur, la tête du fémur tournant dans la cavité du cotyle. L’arthrose correspond à l’usure progressive de ce cartilage de glissement. Cela entraîne des douleurs localisées au pli de l'aine ou de la fesse, une raideur et parfois une boiterie lors de la marche. Le cartilage ne pouvant pas se régénérer, la dégradation s'aggrave naturellement avec le temps. Lorsque les traitements médicaux deviennent insuffisants, l’opération par prothèse totale de hanche (PTH) est envisagée pour supprimer la douleur et restaurer une marche normale.

Technique opératoire et phase de récupération

L'implantation de la prothèse remplace les zones usées du fémur et du cotyle. L'utilisation préférentielle de voies d'abord mini-invasives, comme la voie antérieure, permet de passer entre les muscles sans les sectionner, ce qui accélère la récupération et diminue considérablement le risque de luxation post-opératoire.

La mobilisation débute dès le jour même de la chirurgie avec l’aide du kinésithérapeute. Les cannes aident à la marche pendant quelques jours, puis sont rapidement abandonnées. La montée et la descente des escaliers sont possibles dès le premier jour. La reprise de la conduite automobile et le retour au travail de bureau s'effectuent rapidement, avec un délai moyen d'environ un mois. Les activités physiques douces comme la natation, le cyclisme ou le golf sont recommandées après le premier mois.

Complications potentielles et bénéfices durables

Les risques spécifiques incluent le saignement local avec hématome, l’infection de la prothèse (rare mais grave), des lésions nerveuses exceptionnelles, une phlébite prévenue par traitement anticoagulant, ou une luxation de l’implant. Les bénéfices sont majeurs : les patients constatent une disparition spectaculaire des douleurs et un rétablissement rapide de l’autonomie. La longévité moyenne d’une prothèse de hanche moderne est supérieure à 20 ans.

Articulations du Genou

Prothèse totale de genou

Remplacement prothétique complet tricompartimentaire pour le traitement de la gonarthrose avancée.

Qu’est-ce que l’arthrose du genou ?

Le genou réunit le fémur, le tibia et la rotule. Les surfaces en contact sont recouvertes de cartilage qui facilite le glissement. L’arthrose correspond à l’usure progressive de ce cartilage. Cette perte entraîne des modifications osseuses provoquant des douleurs importantes, une raideur articulaire et une boiterie. L’usure cartilagineuse étant irréversible, elle conduit sans traitement à une dégradation continue de la marche. Lorsque la gêne altère le quotidien, la prothèse totale du genou (PTG) est envisagée pour soulager la douleur et restaurer la mobilité.

Déroulement de l'intervention de PTG

L’intervention consiste à retirer les parties d’os et de cartilage usées et à les remplacer par des implants artificiels imitant la fonction du genou naturel. Selon la morphologie, elle est réalisée par technique mini-invasive protégeant les muscles et les tendons. Une incision est pratiquée à l’avant du genou, le cartilage usé est retiré, et la prothèse comprenant trois composants (fémoral, tibial et rotulien) est fixée. Le positionnement est contrôlé, parfois avec assistance informatique. L'opération dure environ 1h30 en ambulatoire ou avec 1 à 2 jours d’hospitalisation, sous anesthésie générale ou rachidienne.

Suites post-opératoires et résultats

Dès le jour même, le kinésithérapeute vous aide à vous lever et à marcher. Des cannes sont utilisées les premiers jours puis abandonnées. La rééducation améliore la force musculaire et l'amplitude. La conduite est envisageable après le premier mois, le retour au travail au bout de deux mois, et le sport progressif (vélo, natation, randonnée) à partir du troisième mois. Les risques incluent la raideur, l’hématome, l’infection de la prothèse (rare, moins d'un pour cent) ou la phlébite. Les résultats offrent une disparition spectaculaire des douleurs, pour une durée de vie prothétique moyenne d'environ 20 ans.

Reconstruction du Ligament Croisé Antérieur (LCA)

Ligamentoplastie arthroscopique par greffe de tendon pour le traitement de l'instabilité du genou.

Anatomie et rôle du ligament croisé antérieur

Le ligament croisé antérieur (LCA), placé au centre du genou, relie l’avant du tibia à l’arrière du fémur. Il empêche le tibia de glisser vers l’avant et maintient la stabilité lors des mouvements de rotation. Une rupture du LCA survient lors d'un choc, d'une torsion ou d'un pivot brutal (ski, football), se manifestant par un craquement et une instabilité. Le LCA ne cicatrisant pas seul, la ligamentoplastie est envisagée pour retrouver une stabilité optimale et protéger les ménisques et le cartilage d’une usure précoce.

Principe de la ligamentoplastie sous arthroscopie

L’opération consiste à remplacer le ligament rompu par une greffe, prélevée sur un tendon à proximité. Sous contrôle vidéo via une petite caméra insérée par de courtes incisions, le chirurgien explore l'articulation. Après prélèvement du tendon (ischio-jambiers ou tendon patellaire), la greffe est fixée solidement dans des tunnels osseux creusés dans le fémur et le tibia. Un renforcement par retour externe peut être réalisé chez les patients sportifs à haut risque. L’intervention dure environ une heure en ambulatoire, sous anesthésie générale ou loco-régionale. Les éventuelles lésions du ménisque sont traitées dans le même temps.

Rééducation et calendrier de reprise

La marche s'effectue sous protection d'une attelle les premières semaines. La reprise de la marche sans cannes est possible dès la troisième semaine, et la voiture après un mois. Le retour au travail s'effectue entre un et trois mois. Les activités sportives dites dans l’axe (vélo, natation, course) sont possibles autour du troisième mois. La reprise complète des sports pivotants ou de contact (football, rugby, ski) est envisageable entre six et huit mois. Les risques incluent la raideur, l’algodystrophie, l’hématome, l’infection exceptionnelle ou la phlébite. Plus de 90% des patients retrouvent un genou stable.

Lésion, fissure et déchirure méniscale

Chirurgie arthroscopique conservatrice par suture du ménisque ou méniscectomie partielle sélective.

Qu’est-ce qu’une lésion méniscale ?

Entre le fémur et le tibia se trouvent les ménisques, deux petits croissants de fibro-cartilage servant d'amortisseurs (ménisques interne et externe). Une lésion méniscale survient suite à un traumatisme ou à des microtraumatismes répétés. La lésion peut être stable ou instable avec un fragment mobile appelé bâton de cloche, provoquant douleurs, blocages articulaires, gonflements ou dérobements. Les ménisques étant peu vascularisés, les fissions instables ne guérissent pas seules. La chirurgie est proposée en cas d'échec du traitement médical ou en présence de symptômes mécaniques invalidants.

Principe de la chirurgie méniscale sous arthroscopie

Réalisée en ambulatoire via deux petites incisions de 5mm, l'intervention dure 20 à 30 minutes. On privilégie toujours une approche conservatrice pour préserver le capital cartilagineux :

  • La suture méniscale : si la lésion est réparable et située en zone vascularisée, elle est refermée avec des fils de suture pour permettre sa cicatrisation naturelle.
  • La méniscectomie partielle : si le tissu est trop abîmé pour cicatriser, la portion lésée est retirée délicatement en conservant le maximum de ménisque sain.
Suites opératoires différenciées

Après suture méniscale : marche avec deux cannes pendant 4 semaines pour décharger l'articulation, reprise du volant à un mois et sport à 3 mois. Après méniscectomie partielle : marche libre immédiate, reprise du volant au 5ᵉ jour, travail vers le 15ᵉ jour et sport progressif entre 2 et 3 mois. Les risques principaux sont la raideur, l'algodystrophie, l'hématome, l'infection ou la phlébite. La cicatrisation après suture réussit dans 60% des cas au ménisque interne et 75% au ménisque externe.

Stabilisation et recentrage rotulien

Traitement chirurgical de l'instabilité fémoro-patellaire par reconstruction du MPFL ou transposition de la TTA.

Comprendre le dysfonctionnement rotulien

La rotule est située à l’avant du genou et doit glisser harmonieusement dans une gouttière du fémur appelée trochlée. Sa stabilité d'appui dépend des tendons (quadricipital et rotulien) et d'ailerons élastiques latéraux. Lorsque l’aileron externe se rétracte ou que l’alignement initial est dévié, la mécanique se déséquilibre, provoquant une bascule ou une luxation latérale de la rotule. Les symptômes associent douleurs, blocages, gonflements ou déboîtements répétés qui abîment le cartilage. La chirurgie vise à réaligner la rotule pour soulager et stabiliser l'articulation.

Les différentes techniques chirurgicales

L'intervention est réalisée en ambulatoire sous anesthésie générale ou rachidienne selon deux approches :

  • Reconstruction du ligament fémoro-patellaire médial (MPFL) : si l'instabilité vient d'un déficit ligamentaire, on reconstitue ce ligament à l'aide d'un tendon prélevé à la cuisse (gracilis) fixé à la rotule et au fémur.
  • Transposition de la tubérosité tibiale antérieure (TTA) : geste osseux consistant à couper la TTA pour la repositionner au centre du tibia, fixée par deux vis métalliques, permettant à la rotule de glisser normalement.
Suites post-opératoires et récupération

Après reconstruction du MPFL isolé, la marche est reprise dès le lendemain, conduite au 15ᵉ jour et sport à 2 mois. En cas de transposition de la TTA, la marche s'effectue avec deux cannes pendant 4 semaines et une attelle pendant 6 semaines pour protéger la consolidation de l'os ; la conduite et le travail reprennent au 2ᵉ mois, le sport après le 3ᵉ mois. Les risques incluent la raideur, l'algodystrophie, l'hématome, l'infection, la phlébite ou un défaut de consolidation osseuse. Plus de 90% des patients obtiennent une rotule durablement stabilisée.

Lésion cartilagineuse du genou

Chirurgie réparatrice sous arthroscopie pour traiter les traumatismes et les fissures du cartilage.

De quoi parle-t-on : lésion cartilagineuse du genou

Le genou rassemble le fémur (en haut) et le tibia (en bas), dont les surfaces sont recouvertes d’une mince couche de cartilage (1–2mm d’épaisseur). Ce cartilage est essentiel pour permettre à l’articulation de glisser sans douleur et d’absorber les chocs. Les ménisques, petits coussins en forme de croissant, amortissent et optimisent la répartition des pressions au sein du genou. La stabilité articulaire est assurée par des ligaments solides.

Comment survient une lésion du cartilage ?

Une lésion cartilagineuse peut apparaître à cause d’un traumatisme direct, de microtraumatismes répétés, ou d’une anomalie de développement. Le cartilage peut alors se fissurer, se décoller partiellement (clapet) ou totalement, voire emporter avec lui un fragment osseux. Il arrive qu’un morceau de cartilage se détache et circule librement dans l’articulation. Selon l’étendue, les symptômes vont de la douleur à des sensations de blocage, de gonflement ou d’instabilité.

Pourquoi recourir à une chirurgie du cartilage ?

Le cartilage dispose d’un potentiel de réparation très limité : une fois abîmé, il ne se régénère pas spontanément et la plaie ne cicatrise pas seule. Si un fragment cartilagineux est flottant ou qu’un clapet gêne la mobilité, il risque de dégrader le reste du cartilage et d’aggraver la situation. Quand la gêne persiste malgré un traitement médical ou que la lésion est importante, une chirurgie est proposée pour restaurer une surface articulaire adaptée, soulager les symptômes et prévenir la progression vers une usure globale.

Quelles solutions chirurgicales possibles ?

Refixation ou extraction du fragment : On réinsère le morceau de cartilage déplacé, ou on l’enlève s’il ne peut pas être fixé. Si possible, une vis discrète maintient le fragment pour permettre la cicatrisation.

Microfractures : Pour les lésions plus importantes, on stimule l’os sous-jacent en le perçant avec un instrument spécial afin de provoquer un saignement. Le sang encourage la formation d’un tissu de réparation qui tapisse la zone défectueuse.

Mosaicplastie : Cette technique consiste à prélever de petits cylindres d’os et de cartilage sur une région peu sollicitée du genou pour les implanter dans la zone lésée, à la manière d'une mosaïque. Cela permet de reconstruire une surface de glissement de bonne qualité. La plupart de ces interventions sont réalisées sous arthroscopie, limitant les suites opératoires.

Suites opératoires et récupération

La convalescence et la rééducation dépendent du geste pratiqué. Après une refixation ou une mosaicplastie, la marche se fait en décharge (deux cannes) pendant 6 semaines pour protéger la greffe. Pour les microfractures, trois semaines de soulagement sont suffisantes. La reprise de la conduite et du travail intervient autour du deuxième mois, plus tôt pour un métier sédentaire. La reprise progressive des sports doux est possible entre deux et trois mois, les sports plus intensifs après 4 à 6 mois.

Risques et complications spécifiques

La chirurgie cartilagineuse comporte certains risques : raideur du genou en cas de rééducation insuffisante, saignement (hématome) parfois à évacuer, infection rare mais grave nécessitant une prise en charge adaptée, formation d’un caillot veineux (phlébite), ou mobilisation/mauvaise prise d’un greffon pouvant occasionner une réintervention.

Résultats attendus

En général, les blocages, gonflements et sensations d’instabilité disparaissent rapidement. Le taux de consolidation d’un fragment refixé atteint 75–90 %, surtout s’il s’agit d’une préjudice post-traumatique. Les microfractures donnent une amélioration dans environ 80 % des cas isolés. La mosaicplastie offre de bons résultats dans près de 90 % des lésions fémorales, 85 % des lésions tibiales et 80 % des atteintes rotuliennes.

Genou multiligamentaire (Luxation)

Prise en charge chirurgicale d'urgence et reconstruction complexe en cas de rupture de plusieurs ligaments.

Qu’est-ce qu’une luxation du genou ?

La luxation correspond à un déboîtement complet de l’articulation reliant le fémur au tibia. Ce traumatisme grave implique la rupture d'au moins deux des quatre ligaments principaux (ligaments croisés et collatéraux), provoquant une instabilité articulaire majeure. C'est une lésion rare survenant lors d'accidents violents (choc routier, chute de grande hauteur). Elle s’accompagne d’une douleur aiguë, d’un gonflement immédiat, d’une incapacité totale de marcher et comporte un risque élevé de complications associées : la rupture des ménisques, des fractures, ou des atteintes graves des vaisseaux sanguins (artère poplitée) et des nerfs.

Pourquoi une prise en charge chirurgicale rapide ?

La luxation du genou est une urgence médico-chirurgicale absolue. Elle compromet l'avenir fonctionnel du membre et nécessite de vérifier immédiatement l'absence de complication vasculaire qui mettrait en jeu la viabilité de la jambe. L'organisation du traitement s'articule en plusieurs étapes :

  • Étape initiale : réduction en urgence du déboîtement et immobilisation stricte du genou par une attelle articulée ou un fixateur externe métallique, associée à un bilan vasculaire par angiographie.
  • Bilan d'imagerie complet : réalisation de radiographies et d'une IRM pour cartographier précisément l'étendue des ruptures ligamentaires.
  • Chirurgie réparatrice : programmée généralement après un délai de 3 à 4 semaines, une fois le genou stabilisé, pour reconstruire les différents ligaments rompus à l'aide de greffes de tendons. Une atteinte vasculaire impose une chirurgie immédiate.
Rééducation et perspectives

La rééducation post-opératoire est particulièrement longue et exigeante, s’étalant généralement sur une période d'un an et demi à deux ans avec le kinésithérapeute. Le risque principal est l'infection ou la raideur articulaire sévère. Bien que la chirurgie soit parfaitement codifiée, les séquelles sur la mobilité ou la force peuvent imposer une adaptation des activités physiques et professionnelles.

Ostéotomie du genou (Tibiale ou Fémorale)

Chirurgie de réaxation du membre inférieur pour traiter l'arthrose unicompartimentale débutante.

Arthrose interne débutante du genou : définition et causes

L’arthrose interne débutante désigne l’usure précoce du cartilage située entre la partie interne du fémur et du tibia. Cette usure survient fréquemment chez les personnes dont la morphologie des membres inférieurs présente une courbure vers l’intérieur (jambes arquées ou en varus). Ce trouble d’axe concentre anormalement le poids du corps sur le compartiment interne du genou, accélérant l'altération du cartilage et du ménisque. Les patients ressentent des douleurs mécaniques et une raideur à la marche. L'altération de l'axe ne se corrigeant pas seule, l'ostéotomie est envisagée pour réaxer la jambe, transférer le poids vers la zone saine, et retarder de plusieurs années la pose d'une prothèse chez le patient jeune.

En quoi consiste l’opération d'ostéotomie ?

L’ostéotomie tibiale de valgisation corrige l’axe de charge du membre inférieur. L’intervention consiste à réaliser une section partielle de la partie haute du tibia, juste sous l’articulation, par une courte incision interne. Sous contrôle radiographique dynamique, la coupe osseuse crée une ouverture calculée précisément pour redresser l'axe de la jambe. Une plaque vissée métallique maintient la correction, tandis qu'un substitut osseux comble l’espace pour guider la consolidation. L’ostéotomie fémorale de varisation applique le même principe au niveau du fémur en cas d'usure du compartiment externe. L’opération dure en moyenne une heure et nécessite une nuit d’hospitalisation, sous anesthésie générale ou rachidienne.

Suites opératoires, rééducation et résultats

Pendant six semaines, la marche s’effectue obligatoirement avec deux cannes et une attelle pour soulager l'os en cours de consolidation. La rééducation limite la douleur et préserve l'amplitude. La reprise de la conduite intervient au deuxième mois, le retour au travail vers le troisième mois, et le sport progressif à partir du sixième mois. Les risques spécifiques incluent la raideur, l'hématome, l'infection de la plaque, un retard de consolidation de l'os ou une correction insuffisante. Technique éprouvée, l’ostéotomie permet la disparition des douleurs dans plus de 90% des cas et repousse l'échéance prothétique d'une dizaine d'années en moyenne.

Prothèse unicompartimentale de genou

Remplacement prothétique partiel limité au seul compartiment articulaire usé par l'arthrose.

Qu’est-ce que l’arthrose partielle du genou ?

L’arthrose est l’usure progressive du cartilage. L’atteinte partielle se limite strictement à l’un des compartiments du genou (le plus souvent interne ou externe), laissant le reste de l’articulation intact. Le cartilage usé ne se régénérant pas naturellement, l’arthrose tend à s’aggraver, lissant la marche et provoquant des douleurs importantes. Lorsque seule une partie du genou est endommagée et que les ligaments croisés sont sains, il est possible de ne remplacer que la zone usée grâce à une prothèse unicompartimentaire (PUC), en préservant le cartilage sain et tous les ligaments d'origine. Cela permet de conserver une cinématique de genou très naturelle.

Technique chirurgicale mini-invasive

L'intervention est menée selon une approche mini-invasive, moins traumatisante pour l'appareil extenseur musculaire. Par une incision à l'avant du genou, le chirurgien accède au compartiment concerné, réalise l'ablation sélective du cartilage et de l'os usés, puis prépare les surfaces osseuses avant d'implanter les deux pièces artificielles (fémorale et tibiale). Le contrôle du positionnement peut être assisté par informatique. L’opération dure en moyenne une heure en ambulatoire ou avec une hospitalisation de 1 à 2 jours, sous anesthésie générale ou rachidienne.

Récupération et pronostic à long terme

Dès le lendemain, la marche avec appui complet est encouragée sous la supervision du kinésithérapeute. Les cannes sont rapidement abandonnées en quelques jours et la montée des escaliers est vite acquise. La reprise de la conduite s’envisage après un mois, le retour au travail vers le deuxième mois, et la reprise progressive du sport (vélo, natation, randonnée) à partir du troisième mois. Les risques sont la raideur, l’hématome, l’infection de la prothèse (inférieure à un pour cent) ou la phlébite. La PUC permet une disparition rapide des douleurs et une marche normale sans boiterie en un mois. Sa durée de vie moyenne est d'environ 15 ans.

Reprise de prothèse de genou (Chirurgie de révision)

Intervention spécialisée de remplacement d'un implant de genou défaillant, usé ou infecté.

Principales causes d’échec nécessitant une révision

La reprise d’une prothèse de genou (totale ou unicompartimentale) est une intervention spécialisée, plus délicate qu’une première pose. Elle devient nécessaire en cas de défaillance de l’implant initial. Les motifs fréquents incluent : l’infection péri-prothétique (qui impose un traitement antibiotique et souvent un changement d'implant), le descellement mécanique avec perte de substance osseuse (les pièces se détachent de l'os suite à l'usure des matériaux), une instabilité articulaire liée à une atteinte des ligaments, une fracture de l'os autour de la prothèse, ou un défaut de positionnement mécanique d'origine.

Stratégie de reconstruction et types d'implants

Ces opérations complexes doivent être rigoureusement planifiées. Les prothèses de reprise sont spécifiquement conçues avec des tiges longues s’encrant profondément dans le fémur et le tibia pour compenser la perte de capital osseux. Des cales métalliques ou des greffes osseuses permettent de combler les manques. Lorsque les ligaments latéraux sont absents ou très altérés, on utilise une prothèse dite à charnière, indispensable pour restaurer la stabilité globale du genou.

Suites opératoires et rééducation

Les difficultés techniques entraînent un risque accru de complications (cicatrisation plus lente, risque infectieux supérieur, raideur). La rééducation est beaucoup plus longue et progressive que lors de la première opération. L'appui complet peut être différé pour protéger les reconstructions osseuses. La récupération s’étend sur plusieurs mois, mais cette chirurgie lourde permet de retrouver une articulation stable, indolore et fonctionnelle lorsque la prothèse initiale ne fonctionnait plus.

Rupture des tendons du genou (Rotulien et Quadricipital)

Chirurgie d'urgence pour la suture et la réinsertion des tendons de l'appareil extenseur du genou.

Comprendre les tendons du genou et leur rupture

Les tendons attachent les muscles aux os, assurant la stabilité et les mouvements du genou. Deux tendons majeurs forment l'appareil extenseur : le tendon quadricipital (qui relie le muscle quadriceps de la cuisse au sommet de la rotule) et le tendon rotulien (qui relie la pointe de la rotule au tibia et véhicule la puissance musculaire dans la jambe). Une rupture de ces tendons (partielle ou totale) survient lors d'un traumatisme intense (choc direct, chute, effort de saut brutal), souvent sur un terrain fragilisé par une tendinite chronique. Elle entraîne une douleur aiguë, un gonflement rapide, un déplacement vertical de la rotule et une impossibilité totale d'étendre activement la jambe. La chirurgie d'urgence est indispensable.

Pourquoi une intervention chirurgicale urgente est-elle nécessaire ?

En cas de rupture totale, une réparation chirurgicale rapide est indispensable. Sans prise en charge, le muscle quadriceps se rétracte et il existe un risque de perte définitive de la fonction d’extension, rendant la marche et la station debout impossible. L’intervention est réalisée sous anesthésie générale ou loco-régionale par une ouverture à l’avant du genou : pour le tendon quadricipital, le chirurgien suture les extrémités rompues ; pour le tendon rotulien, le geste consiste à réinsérer le tendon directement dans l’os du tibia au moyen d'ancres ou de tunnels osseux. Une ouverture à l’avant du genou est nécessaire.

Récupération et rééducation après chirurgie

Le genou est strictement immobilisé en extension complète dans une attelle rigide pendant une durée de 6 semaines à 2 mois pour permettre la cicatrisation du tendon. La marche avec béquilles est autorisée avec appui progressif. La rééducation démarre pour restaurer très doucement la flexion sans forcer sur la suture. La reprise de la conduite intervient généralement au bout de 2 mois, le retour au travail entre 3 et 6 mois selon le métier, et les activités sportives entre 6 et 12 mois. Les risques principaux sont la raideur articulaire, une nouvelle rupture accidentelle, l'hématome ou l'infection. La chirurgie permet une récupération complète des mouvements.

Le Centre Médico Chirurgical du Sport (CMCS)

Le Docteur Elio Disegni assure la prise en charge globale de ses patients au sein de trois structures hospitalières et médicales.

Hôpital Privé de Marne la Vallée

Bry-sur-Marne (94)

Consultations Chirurgie Ambulatoire & Hospitalisation

Hôpital Privé Paul d'Égine

Champigny-sur-Marne (94)

Consultations Chirurgie Ambulatoire & Hospitalisation

Maison de Santé de Pontault Combault

Pontault-Combault (77)

Consultations Uniquement

Titres, Diplômes et Travaux Scientifiques

Garanties universitaires et contributions à la recherche en chirurgie orthopédique et traumatologie sportive.

Titres & Diplômes

  • DIU de Chirurgie de l'Épaule et du Coude (2024)
  • DES de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique (2021)
  • Diplôme d'État de Docteur en Médecine (Faculté de Lille, 2020)
  • DIU de Pathologies Chirurgicales du Genou (Université Paris XII, 2019)

Sociétés Savantes

  • Société Française de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique (SOFCOT)
  • Société Francophone d'Arthroscopie (SFA) - Membre du Bureau Junior (2019-2023)
  • Société Française de l'Épaule et du Coude (SOFEC)

Expérience Hospitalière & Fellowships

  • Ancien Assistant des Hôpitaux (Service de chirurgie orthopédique de Montfermeil)
  • Fellowship à la Clinique du Sport (Paris 5) et au Centre Médical National du Football de Clairefontaine (FFF)
  • Fellowship auprès du Dr Geoffroy Nourissat (Clinique des Maussins)
  • Ancien Interne et Docteur Junior des Hôpitaux (CHRU de Lille)

Publications Scientifiques Internationales

Disegni, E.; Memain, G.; Bouvet, J.; Gaspar, M.; Maille, R.; Tamalet, B.; Orhant, E.; Maille, P.; Bohu, Y.; Hardy, A. The "11 to Perf Score", a Test for Professional Players Returning to Soccer After Anterior Cruciate Ligament Reconstruction. J. Clin. Med. 2025, 14, 11.
doi: 10.3390/jcm14010011
Disegni E, Torrens M, Nourissat G. Diagnosis of shoulder apprehensions two years after latarjet procedure: a retrospective observational study. Ann Med. 2025 Dec;57(1):2557506.
doi: 10.1080/07853890.2025.2557506
Disegni, E.; Pujol, N.; Letartre, R. Comparison of Results in ACL Reconstruction in Women under 30 Years Old at a Minimum of 2 Years' Follow-Up between a Bone-Tendon-Bone (BTB) Technique with the Patellar Tendon and a Hamstring Technique Combined with Anterolateral Ligament Reconstruction. J. Clin. Med. 2024, 13, 6067.
doi: 10.3390/jcm13206067
Disegni E, Housset V, Nourissat G. The Mason-Loop for Single-Row Full-Thickness Rotator Cuff Repair. Arthrosc Tech. 2024 Jul 25;13(12):103145.
doi: 10.1016/j.eats.2024.103145
Disegni E, Martinot P, Dartus J, Migaud H, Putman S, May O, Girard J, Chazard E. Hip arthroscopy in France: An epidemiological study of postoperative care and outcomes involving 3699 patients. Orthop Traumatol Surg Res. 2021 Feb;107(1):102767. Epub 2020 Dec 29.
doi: 10.1016/j.otsr.2020.102767
P. Martinot, E. Disegni, A. Blairon, S. Putman, J. Girard, H. Migaud. Traitement chirurgical des luxations de prothèses totales de hanche: diagnostic et traitement. EMC - Techniques chirurgicales - Orthopédie-Traumatologie 2019;14(3):1-12 [Article 44-679].

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